Ciné-baraque à la salle des fêtes

jeux interdits web
un film classique à voir en famille

Ciné baraque vous propose de venir fêter Noël et la fin de l’année en assistant à une projection de ce film culte avec Brigitte Fossey.

La projection sera animée par Dulce et Sophie qui vous présenteront le film et elle sera suivie par le partage d’un goûter douceurs d’hiver.

Au plaisir de se retrouver !

Présentation du Film "Jeux interdits" de René Clément par Dulce



Je tenais à vous présenter ce film avant son visionnage, car ce chef d'oeuvre de René Clément demande moult réflexions. Comme le propre de l'homme est d'avoir la capacité à développer sa vision personnelle d'une analyse et d'une idée, cela engendre bien souvent des discussions où chacun possède son intime interprétation. C'est pour cette raison qu'à l'issue de la diffusion de ce film, pour ceux qui désirent y participer aura lieu un débat où tous pourront exprimer leurs analyses sur ce long métrage

Pour ma part, le choix de ce film m'a été dicté par des souvenirs de ma propre enfance lors de mon arrivée en France avec ma mère et ma petite soeur. J'y ai reconnu d'emblée dans les impressions qu'une fillette, (j'avais 5 ans, l'âge de Paulette) peut avoir d'être transportée durant ce voyage par lequel nous rejoignions mon père parti quelques mois plus tôt, dans un monde inconnu, incompréhensible et dans lequel il va bien falloir survivre. Et protéger ma petite soeur de 18 mois....

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Mais revenons à « Jeux Interdits ». Il faut tout d'abord resituer cette période sombre de la guerre, les années 40 et ses horreurs, la débâcle à laquelle tout le monde, quelque soit sa classe sociale, fut confronté. Au commencement du film Paulette, issue de la bourgeoisie parisienne, suit les chemins de l'exode afin de passer en zone libre, lorsque ses parents sont abattus sur un pont par un mitraillage en règle de l'aviation de l'occupant. Avec pour seule compagnie le cadavre de son petit chien, elle va se retrouver par hasard en suivant un cheval fou et apeuré chez les Dollé, une famille de paysans rustres se contentant de subir la guerre tant que faire se peut, en perpétuel conflits avec leurs voisins. Un univers rude, souvent primaire, où se confrontent l'égoïsme, la lâcheté, la médisance de l'autre, mais malgré tout avec une certaine forme d'amour et de bonté contradictoire.

C'est dans ce climat que Paulette va s'accrocher à Michel, le benjamin de la famille, adepte des corrections. Ensemble et à leur manière, ils vont nous montrer avec leurs yeux d'enfants les horreurs de cette sombre période. Et surtout , ils vont nous décrire leur relation avec la mort telle qu'ils l'interprètent, avec cette innocence propre à l'enfance c'est à dire au travers du miroir qui reflète ce monde des adultes, auquel ils n'ont jamais été préparés. Ils n'ont plus pour seuls repères que deux familles qui se déchirent, une autorité cléricale moralisatrice, un déserteur, un réformé, chacun avec sa vérité mais sans vraiment de sens moral tout en restant persuadés qu'ils la détiennent.

Telles deux âmes perdues ces enfants s'accrochent l'un à l'autre, totalement dépassés par ce qui se 
trame autour d'eux. Et c'est dans ce contexte que ces enfants sont amenés à côtoyer la mort et la banaliser puisque de toute façon ils n'ont aucune autre référence et que seule la peur de la solitude y compris dans l'au de-là, reste le maître mot. Alors, avec le regard d'enfant pour qui la mort n'est rien sauf a y être enterré seul et sans amis, ils créent ces « jeux interdits » qui, d'un geste de tendresse et d'amour deviennent un sacrilège.

Ce long métrage est à regarder en profondeur, René Clément a su capter chaque expressions des 
acteurs, les enfants éblouissent l'écran. Sans oublier la musique interprétée magistralement par 
Narciso Yepes, souvent massacrée par les apprentis guitaristes...
Photo : Séance ciné-baraque du 19 12 2014 à 18heures salle de fêtes de Salasc<br /><br />
Entrée libre et gratuite</p><br />
<p>Présentation du Film "Jeux interdits" de René Clément par Dulce</p><br />
<p>Je tenais à vous présenter ce film avant son visionnage, car ce chef d'oeuvre de René Clément demande moult réflexions. Comme le propre de l'homme est d'avoir la capacité à développer sa  vision personnelle d'une analyse et d'une idée, cela engendre bien souvent des discussions où chacun possède son intime interprétation. C'est pour cette raison qu'à l'issue de la diffusion de ce film, pour ceux qui désirent y participer aura lieu un débat où tous pourront exprimer leurs analyses sur ce long métrage</p><br />
<p>Pour ma part, le choix de ce film m'a été dicté par des souvenirs de ma propre enfance lors de mon arrivée en France avec ma mère et ma petite soeur. J'y ai reconnu d'emblée dans les impressions qu'une fillette, (j'avais 5 ans, l'âge de Paulette) peut avoir d'être transportée durant ce voyage par lequel nous rejoignions mon père parti quelques mois plus tôt, dans un monde inconnu, incompréhensible et dans lequel il va bien falloir survivre. Et protéger ma petite soeur de 18 mois....</p><br />
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Mais revenons à « Jeux Interdits ». Il faut tout d'abord resituer cette période sombre de la guerre, les années 40 et ses horreurs, la débâcle à laquelle tout le monde, quelque soit sa classe sociale, fut confronté. Au commencement du film Paulette, issue de la bourgeoisie parisienne, suit les chemins de l'exode afin de passer en zone libre, lorsque ses parents sont abattus sur un pont par un mitraillage en règle de l'aviation de l'occupant. Avec pour seule compagnie le cadavre de son petit chien, elle va se retrouver par hasard en suivant un cheval fou et apeuré chez les Dollé, une famille de paysans rustres se contentant de subir la guerre tant que faire se peut, en perpétuel conflits avec leurs voisins. Un univers rude, souvent primaire, où se confrontent l'égoïsme, la lâcheté, la médisance de l'autre, mais malgré tout avec une certaine forme d'amour et de bonté contradictoire.</p><br />
<p>C'est dans ce climat que Paulette va s'accrocher à Michel, le benjamin de la famille, adepte des corrections. Ensemble et à leur manière, ils vont nous montrer avec leurs yeux d'enfants les horreurs de cette sombre période. Et surtout , ils vont nous décrire leur relation avec la mort telle qu'ils l'interprètent, avec cette innocence propre à l'enfance c'est à dire au travers du miroir qui reflète ce monde des adultes, auquel ils n'ont jamais été préparés. Ils n'ont plus pour seuls repères que deux familles qui se déchirent, une autorité cléricale moralisatrice, un déserteur, un réformé, chacun avec sa vérité mais sans vraiment de sens moral tout en restant persuadés qu'ils la détiennent.</p><br />
<p>Telles deux âmes perdues ces enfants s'accrochent l'un à l'autre, totalement dépassés par ce qui se<br /><br />
trame autour d'eux. Et c'est dans ce contexte que ces enfants sont amenés à côtoyer la mort et la banaliser puisque de toute façon ils n'ont aucune autre référence et que seule la peur de la solitude y compris dans l'au de-là, reste le maître mot.  Alors, avec le regard d'enfant pour qui la mort n'est rien sauf a y être enterré seul et sans amis, ils créent ces « jeux interdits » qui, d'un geste de tendresse et d'amour deviennent un sacrilège.</p><br />
<p>Ce long métrage est à regarder en profondeur, René Clément a su capter chaque expressions des<br /><br />
acteurs, les enfants éblouissent l'écran. Sans oublier la musique interprétée magistralement par<br /><br />
Narciso Yepes, souvent massacrée par les apprentis guitaristes...

 

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